Patrick DUSSERT-GERBER MET A L'HONNEUR CETTE SEMAINE
LE DOMAINE PRIEUR-BRUNET |
Référence
Domaine PRIEUR-BRUNET
En digne représentante de la 7e génération, Dominique Uny-Prieur, secondée aujourd’hui par son fils Guillaume (8e génération), poursuit une politique qualitative familiale exemplaire, qui met en avant une véritable philosophie du travail et de l’élevage des vins. |

Le 11 Ventôse de l’An 12 (11 mars 1804), les frères Jean et Claude Prieur acquièrent le Domaine du Château Perruchot à Santenay. Seul Jean Prieur eut une descendance et depuis près de deux siècles, cet héritage a été transmis de génération en génération comme en témoigne l’arbre généalogique qui remonte au XVIIe siècle. C’est ainsi que ce sont succédés Jean Prieur et son frère Claude, Claude Prieur Ponnelle, Jean-Baptiste Prieur Blondeau, Jules Prieur Saladin, Georges Prieur Collin. En 1955, grâce à l’union de Guy Prieur et d’Élisabeth Brunet, native de Meursault, le Domaine prend un nouveau départ et devient le Domaine Prieur-Brunet en raison de l’apport d’un important vignoble familial sur Meursault. De cette union naquirent deux filles, Dominique et Chantal. En 1996, Dominique et son époux Claude, continuent de développer le Domaine et font appel aux services de Kyriakos Kynigopoulos, œnologue-conseil dont la réputation dépasse les frontières du vignoble français. Dominique, après un bac commercial a passé avec son époux à la faculté d’œnologie de Dijon, son diplôme en 1978. Parlant couramment anglais et allemand, c’est avec plaisir qu’elle aime recevoir les nombreux clients au caveau. Aujourd’hui, à la suite du décès de Claude en 2003, son fils Guillaume (8e génération) est à ses côtés, après avoir brillamment obtenu le diplôme de l’Académie Commerciale Internationale et poursuivi ses études à l’ École Supérieure de Commerce de Dijon.
Ce vaste Domaine de 20 ha sur la Côte de Beaune est largement ancré à Santenay-le-Haut, dans cette jolie maison coiffée de tuiles vernissées. Il possède un site à Meursault, “le Moulin Juda”, pour faciliter les déplacements des engins de culture.
Louis Charles, le beau-frère de Jules Prieur (4e génération) a créé à la fin du XIXè siècle, une maison de négoce des vins de Bourgogne et de Beaujolais. C’est en 1960 que Guy Prieur en prend la direction et axe la commercialisation sur les vins de la Côte de Nuits. La Maison Prieur possède une véritable philosophie du travail et de l’élevage des vins. Les sols et les vignes du Domaine ont toujours été travaillés dans un esprit d’une viticulture “raisonnée” .
Quant à la vigne, après un travail profond dans la sélection des plants de vignes le mieux adaptés aux différents terroirs que le Domaine possède, les vignerons travaillent soigneusement tout au long de l’année, de la taille à l’éclaircissage si nécessaire, pour produire les plus beaux raisins. Le mariage parfait entre un grand respect de la tradition bourguignonne et les techniques modernes donne un vignoble très sain, un exemple.
Le Domaine Prieur-Brunet produit à part égale des vins rouges et blancs. Leurs fleurons sont le Santenay Maladière 1er Cru rouge (5 ha) et le Meursault Charmes 1er Cru blanc (1,20 ha). Après avoir mis en place tous les moyens pour obtenir les raisins les plus mûrs et les plus sains, s’ensuit l’élaboration des vins. Les moûts en blancs sont obtenus après un pressurage long et doux. Ils sont ensuite refroidis, débourbés et mis en fûts de chêne. Les vins resteront sur lies et seront bâtonnés de 12 à 16 mois.
La vinification des vins rouges bénéficie de longues macérations pré-fermentaires afin que le fruit cède dans le moût le meilleur de son arôme, de son gras, de sa couleur, de ses tanins. Les fermentations durent de 2 à 3 semaines, puis les tanins savoureux et puissants vont s’affiner grâce à un long élevage en fûts de chêne. “Contrairement aux vins blancs, nous recherchons la clarification naturelle des vins rouges” précise Dominique Prieur. “C’est la dernière phase d’affinage des arômes et des tanins de nos vins rouges.” Les vins sont stockés dans de très belles caves qui leur assurent un superbe vieillissement.
La Maison Prieur a deux années de stock, ce qui permet de proposer des millésimes prêts à être consommés. Depuis des générations, une clientèle fidèle de particuliers, restaurateurs, cavistes, importateurs leur font confiance, et la Maison de négoce familiale permet d’élargir la gamme pour les marchés à l’export. |
LE DOMAINE PRIEUR-BRUNET
Dominique et Guillaume Uny-Prieur
Rue de Narosse - BP 9
21590 Santenay
Téléphone : 03 80 20 60 56
Télécopie : 03 80 20 64 31
Email : uny-prieur@prieur-santenay.com
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NOS COUPS DE CŒUR DE LA SEMAINE
Château BALESTARD la TONNELLE
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Au sommet. Depuis plus de 400 ans, Saint-Émilion est le berceau de la famille. Avec un patrimoine familial exceptionnel qui comprend 3 GCC de Saint-Émilion, idéalement situés, et un très estimable Montagne-Saint-Émilion, Jacques Capdemourlin est l’une des figures les plus respectées de la région. Son fils Thierry à ses côtés, passionné et infatigable, il porte la bonne parole aux 4 coins du monde et fait découvrir ce qui lui tient à cœur : ses vins à forte personnalité, très marqués par leurs terroirs respectifs, de longue évolution. Balestard était le nom d’un chanoine du chapitre de Saint-Émilion qui vivait là. Ce cru est très ancien et le poète François Villon, au XVe siècle, vantait déjà ses charmes ; en son hommage, le poème figure d’ailleurs sur l’étiquette de ce Saint-Émilion GCC. Les 10,6 ha (70% Merlot, 25% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon) s’épanouissent sur un plateau rocheux, un terroir jouissant d’un excellent ensoleillement.
Ce Château Balestard-la-Tonnelle GCC 2005, charnu, généreux, coloré, au nez dominé par l’humus et les petits fruits rouges à noyau, ample et gras en bouche, d’une jolie complexité aromatique, allie richesse des tanins à une élégance très agréable, très prometteur. Le 2004, riche en couleur, charnu, sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante, vraiment réussi, bien classique, d’excellente évolution. Beau 2003, de belle robe grenat, très équilibré, aux arômes d’épices, de fruits rouges et de poivre, aux tanins présents et soyeux à la fois, de belle garde. Remarquable 2002, un vin très typé, au bouquet concentré, aux nuances épicées, de bouche riche et dense, très parfumé, très prometteur. Le 2001 est tout en distinction, un vin gras, aromatique, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois. Goûtez le GCC Château Cap de Mourlin 2005, complexe et élégant, avec des tanins bien fondus, un vin d’un grand classicisme. C’est l’un des plus anciens crus de l’appellation, qui porte le nom de la famille depuis son origine. Le Saint-Émilion GCC Château Petit-Faurie-de-Soutard 2004, de belle robe pourpre, aux notes d’épices et de sous-bois, aux tanins puissants et savoureux à la fois, complexe. C’est en 1850 que ce vignoble fut détaché du grand domaine de Soutard. Les 8 ha de ce GCC sont plantés sur un point culminant du plateau de Saint-Émilion. Il est complanté de 65% de Merlot, 30% de Cabernet franc et 5% de Cabernet-Sauvignon. Même propriétaire que le Montagne-Saint-Émilion Château Roudier, également à la tête de son appellation. Les prix sont très sages. Jacques Capdemourlin 33330 Saint-Émilion Téléphone :05 57 74 62 06 Télécopie :05 57 74 59 34 Email : info@vignoblescapdemourlin |
Château le TUQUET
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Incontestablement à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, et peut monter avec ce Graves rouge 2005, charnu comme on les aime, gras, bien structuré, complexe, harmonieux, aux connotations épicées, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, de bouche fondue et parfumée, vraiment très réussi. Remarquable 2004, riche en couleur, au nez de cassis et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, tout en finesse mais corsé, intense, un vin d’excellente évolution et d’une bonne longueur. Le 2003 est généreux, ferme, à dominante de mûre et de cannelle, de belle robe pourpre, aux tanins présents qui commencent à se fondre, parfait sur un magret de canard, de garde. Excellent 2002, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, qui poursuit son évolution. Beau 2001, dense et velouté, très élégant, ample, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de belle évolution comme ce 2000, au nez où dominent la groseille et les épices, tout en complexité aromatique, avec des tanins ronds, un vin qui allie richesse et harmonie. Très joli Graves blanc cuvée Spéciale 2006, bien typé par son Sémillon (95%), de robe brillante et limpide, au nez complexe d’agrumes, de rose et d’acacia, un vin d’une belle ampleur, avec une touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, délicat et suave comme il se doit. Paul Ragon 33640 Beautiran Téléphone :05 56 20 21 23 Télécopie :05 56 20 21 83 Email : chateauletuquet@vinsdusiecle.comSite : www.vinsdusiecle.com/chateauletuquet
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Château les GRAVES de LOIRAC
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 Une exploitation familiale de 8 ha de sol graveleux (66% Cabernet-Sauvignon et 34% de Merlot noir, élevage 8 à 12 mois en fûts de chêne). Beau Médoc 2004, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de pruneau et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante, de bonne évolution. Le 2003, poursuit une excellente évolution, au nez de petits fruits rouges cuits et de sous-bois, généreux, épicé en finale, aux tanins présents qui commencent à se fondre. Excellent 2002, ferme et parfumé, très classique. Les prix sont toujours très abordables. M.et Mme Gillet 21, chemin du Centre 33590 Jau-Dignac-et-Loirac Téléphone :05 56 09 48 97 Télécopie :05 56 09 48 97 Email : lesgravesdeloirac.chateau@wanadoo.fr |
ROBERT AMPEAU
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AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE
A LIRE

A VOIR EGALEMENT
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Le site de Patrick Dussert-Gerber |
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Aucune marge n'est prise sur les ventes |
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Une selection de Grands Vins |
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NOS AUTRES SITES THEMATIQUES
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CLASSEMENT MEDOC
MEDOC
Notre passion pour les vins du Médoc est ancienne, fidèle, et nous défendons la typicité. Un vrai Pauillac ne ressemble pas à un Saint-Julien, et il y a, par exemple, plusieurs styles de Margaux, selon des terroirs très spécifiques. Certains vins “confiturés”, sans âme ni vertu, font tort à la grande spécificitémédocaine. Ce qui compte, ce n’est pas le snobisme ni les cuvées “créées” pour avoir une bonne note dans une dégustation, mais les vins typés, à des prix justifiés, du plus grand au plus modeste, et des hommes et des femmes passionnés.
On comprend donc pourquoi l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus du Classement, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées “spéciales” ou “vins de garage”, généralement absents du Classement). Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. En Médoc, les exemples des belles affaires sont heureusement nombreux, dans toute la gamme, de nombreux grands vins méritant largement leur prix. On le voit à Margaux comme en Saint-Estèphe, à Saint-Julien comme en Haut-Médoc. |
PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
LATOUR MOUTON-ROTHSCHILD MONTROSE CALON-SÉGUR GRAND-PUY-LACOSTE LYNCH-BAGES DESMIRAIL (RAUZAN-SÉGLA)
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DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
BÉJAC-ROMELYS* (DOMEYNE) DUPLESSIS GRAVES DE LOIRAC* LAUGA MOINES* POUJEAUX* TOUR DU GOUA (CAPDET) (PETIT BOCQ) (SÉRILHAN*) SIORAC (TOUR DES TERMES) VIEUX GADET LE BEYAN* GALAN (LABADIE*) (LAULAN-DUCOS) REVERDI (SAINT-AUBIN*) BÉHÈRÉ (CARCANNIEUX) (ESTEAU) FERRÉ LALANDE LAVILLOTTE
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CATEGORIE B
Priorité à l'élégance |
BEAUVILLAGE* BOIS DE ROC GOBINAUD GRANGES D'OR* GRANINS-GRAND-POUJEAUX GRAND BRUN PEYREDON-LAGRAVETTE LE TEMPLE* TOUR MARCILLANET HAUT-BLAIGNAN* (HAUT-DURIEZ*) LACOMBE-NOAILLAC LANESSAN LARRIVAUX* MICALET* TOUR CASTILLON (VIEUX CHÂTEAU LANDON) (LA BRANNE) DAVID (GARANCE HAUT-GRENAT) LESTAGE* (LOIRAC*) (LE REYSSE) BELLEGRAVE DU POUJEAU* LA GORRE MOULIN ROUGE* (SÉNILHAC)
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MEDOC
IMPORTANT : l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées (très) “spéciales” (ou autres “vins de garage”) qui n’ont rien à voir avec l’entité du vignoble (généralement absentes de ce Classement) Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. Comme dans l’ensemble des autres Classements, cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Il esiste également une hiérarchie interne à chaque catégorie, qui décline donc tout naturellement le Classement, les “Premiers” des Troisièmes Grands Vins Classés par exemple étant très proches de la catégorie supérieure.
Le but de ce Classement n’est donc pas de “comparer” tel ou tel cru, et encore moins telle ou telle appellation. C’est dans son appellation qu’il faut situer le Classement de tel ou tel vin, par rapport aux autres vins de sa même appellation. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire une comparaison avec tel ou tel autre. Le seul fait d’être dans ce Classement (ouvert à tous) est un gage de qualité, et le rapport qualité-prix-typicité est le seul critère retenu. Les absents le sont généralement faute d’un nombre conséquent de millésimes dégustés ou n’ont pas (encore) été sélectionnés.
Ce Classement n’est pas statique, situe tel ou tel vin par rapport à des dégustations, et est donc régulièrement réactualisé. Il ne peut et ne doit pas être confondu ni comparé avec aucun autre classement, officiel ou non, qui emploierait le terme de “cru classé” ou “grand cru” ou “grand vin” ou n’importe quel autre terme, et ne remet bien sûr pas en cause un classement officiel existant, s’il en existe.
* Peut mériter mieux dans certains millésimes. Dans toutes les catégories, le cru peut alors parvenir à la tête de la sienne, voire passer dans une catégorie supérieure.
(--) Classement relatif à l'heure actuelle, qui devrait se confirmer, dans un sens comme dans l'autre, en fonction de l’évolution des prochains millésimes.
MONTROSE : les vins en “gras” sont ceux qui montent en grade par rapport à leur Classement de 1855.
GRAND-PUY-LACOSTE : les vins en “italique” sont ceux qui conservent la même place que leur Classement de 1855 (ou pratiquement).
FONBADET : ces vins n’étaient pas présents dans le Classement de 1855 des crus classés.
Catégorie A : priorité à la puissance. Grands vins colorés, concentrés, de garde (20 ans et plus), gras, tanniques, qui n’acquièrent leur finesse, leur souplesse, que dans le temps.
Catégorie B : priorité à l’élégance. Grands vins très aromatiques, fins, plus souples, plus fondus, qui se savourent plus facilement au bout de 10 ans, mais tiennent aussi la distance.
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