Patrick DUSSERT-GERBER MET A L'HONNEUR CETTE SEMAINE
CHATEAU MONT-REDON, UN GRAND TERROIR, UN VIN INOUBLIABLE |
Excellence
Château MONT-REDON
L’histoire du Château Mont-Redon, c’est une belle réussite familiale de cousins, qui ont su avec intelligence, enthousiasme et professionnalisme perpétuer et développer l’héritage transmis. Pour preuve, l’arrivée de la quatrième génération au domaine. Du grand art. |
 On apprécie encore plus le Château Mont-Redon lorsque l’on a eu la chance de visiter son terroir, un superbe plateau (le plus haut de l’appellation) où un soleil brûlant se réflèchit largement. On est tout de suite très impressionné par ces multiples gros cailloux roulés posés sur un banc d’argile situés à deux mètres de profondeur qui alimente les racines. Les terrasses de cailloux calcaires de l’Urgonien accueillent les cépages blancs traditionnels. Le Château Mont-Redon possède 100 ha de vignes, c’est le plus grand vignoble de l’appellation. Les rendements sont volontairement restreints pour augmenter la matière et la concentration des vins. Toute la vendange est éraflée et la vinification basée sur des fermentations avec pigeage, ce qui permet d’exalter les potentialités du terroir. Les meilleures cuvées proviennent des treize cépages de l’appellation et sont mises en vieillissement en barriques dans les caves souterraines. Les vins reflètent la philosophie des propriétaires qui privilégient le caractère sur la mode, et l’expression du terroir sur la technologie. Le Château Mont-Redon rouge est d’un grenat profond avec des arômes de fruits rouges surmûris, tabac, cacao, pain grillé, vanille.
Une véritable palette de complexité aromatique qui en vieillissant tire sur le réglisse zan, le vieux cuir, un vin riche et plein en bouche, très charnu et très équilibré avec des tanins présents. Le boisé reste discret et participe à la structure et à la complexité aromatique. C’est un vin de grande garde.
Le Château Mont-Redon blanc présente une couleur aux reflets verts, au nez très aromatique marqué par des arômes de fruits à chair blanche. Tout en fruit, charmeur, onctueux avec beaucoup de fraîcheur et de vivacité en bouche, gras, très floral, avec des notes d’agrumes, de fruits exotiques, très équilibré et très aromatique. L’un des meilleurs vins de la région. La production est commercialisée en France auprès de la clientèle particulière et de la restauration, et à 60% à l’export, dans 45 pays. “Notre politique commerciale, précise Jean Abeille, “est fondamentalement orientée vers une extrême diversité des débouchés qui reflète l’histoire de notre entreprise familiale.
Au fil des générations, se sont nouées des amitiés et des affinités aussi bien en France qu’aux quatre coins de la planète, dans le monde des amateurs de grands vins.”
Jean Abeille dirige la viticulture et s’occupe de la commercialisation à l’export; son cousin, Didier Fabre, s’occupe de la gestion financière et du personnel.
Aux 100 ha de Châteauneuf-du-Pape s’ajoutent 35 ha en Côtes-du-Rhône et 20 ha en Lirac, deux autres vignobles particulièrement bien situés, juste de l’autre côté du Rhône. Les vins sont vinifiés avec la même rigueur “maison” et sont charnus, fruités, très complémentaires du “grand” Château Mont-Redon. |
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NOS COUPS DE CŒUR DE LA SEMAINE
Domaine Michel THOMAS
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Une place très enviable également dans le Classement 2008 avec ce Sancerre blanc 2006, issu d’un sol argilo-calcaire, au nez fleuri, de robe pâle, brillante et limpide, très agréable, qui associe la fraîcheur à l’élégance, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron, dense et distingué à la fois. Son 2005 évolue très bien, suave et puissant, d’une très belle persistance d’arômes en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, tout en charpente, alliant rondeur et fraîcheur. Les Égrots 18300 Sury-en-Vaux Téléphone :02 48 79 35 46 Télécopie :02 48 79 37 60 Email : thomas.mld@wanadoo.fr |
Domaine de FONTSAINTE
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Au sommet, également. Yves et Bruno Laboucarié produisent des vins à l’image du climat méditerranéen et de leur terroir de Boutenac, en sachant conserver leur typicité tout en les marquant de leur personnalité dans les différentes étapes de la culture de la vigne, de la vendange manuelle et de la vinification. Le tout donne ce remarquable Corbières Clos du Centurion 2003, bien charnu, aux tanins riches et soyeux à la fois, persistant en bouche, aux notes de fruits mûrs et d’épices caractéristiques, de garde comme en atteste ce 2001, de couleur intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de petits fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, aux tanins riches et bien fondus, parfait sur un magret. Le Corbières rouge Réserve La Demoiselle, bien coloré et charpenté, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des accents de fumé, est un vin riche. Joli Corbières rosé, aux notes de rose et de fraise, très bien équilibré, très agréable sur une terrine de sanglier.
Yves et Bruno Laboucarié Route de Ferrals 11200 Boutenac Téléphone :04 68 27 07 63 Télécopie :04 68 27 62 01
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Cru LAMOUROUX
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 Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Monique et son époux, conviviaux et chaleureux, sont les véritables fers de lance de l’appellation. Le Cru Lamouroux a été acheté en 1895 par l’arrière-grand-père de l’actuelle propriétaire. Ce très joli vignoble est situé sur des coteaux de terrain argilo-siliceux assez profonds avec des pentes exposées sud-sud-ouest. Certaines vignes sont plantées sur des terrasses disposées en amphithéâtre. Les vendanges se font par tris successifs. La vinification fait l’objet de soins très attentifs (la pressée se fait à faible pression, contrôle des moûts en fermentation, grande maîtrise des températures...). Les vins sont ensuite élevés en cuves inox pour les vins secs ou en barriques de chêne pour les autres vins. Certaines cuvées resteront entre 2 ans (cuvée Amélie-Jean) et 4 ans (cuvée Nathalie) en vieux fûts. Jurançon moelleux cuvée Amélie-Jean 2001, en hommage à leurs parents, pur Petit Manseng, issu de vignes sans désherbage, sans foulage, élevé durant 2 années en fûts, un superbe vin gras comme je les aime, avec des notes caractéristiques de fruits confits, très onctueux en bouche, de lente évolution, de très belle garde. Remarquable Jurançon cuvée Nathalie (100% Petit Manseng), aux connotations de petits fruits secs, de bouche puissante et distinguée à la fois. Goûtez le Jurançon moelleux 2002 (80 % Petit Manseng et 20 % Gros Manseng), de jolie robe dorée intense, très fin, au nez subtil à dominante d’acacia et de pain grillé, très persistant au palais, un vin qui associe finesse et ampleur, très agréable sur un dessert. Le Béarn rouge et le rosé sont des vins typés et fruités qui se dégustent sur des magrets ou paellas.
Richard, Monique
et Pierre-Yves Ziemek-Chigé La Chapelle-de-Rousse 64110 Jurançon Téléphone :05 59 21 74 41 Télécopie :05 59 21 74 41
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CHATEAU LE MAYNE
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AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE
A LIRE

A VOIR EGALEMENT
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Le site de Patrick Dussert-Gerber |
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Aucune marge n'est prise sur les ventes |
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Le site de Millesimes |
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Une selection de Grands Vins |
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NOS AUTRES SITES THEMATIQUES
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CLASSEMENT MEDOC
MEDOC
Notre passion pour les vins du Médoc est ancienne, fidèle, et nous défendons la typicité. Un vrai Pauillac ne ressemble pas à un Saint-Julien, et il y a, par exemple, plusieurs styles de Margaux, selon des terroirs très spécifiques. Certains vins “confiturés”, sans âme ni vertu, font tort à la grande spécificitémédocaine. Ce qui compte, ce n’est pas le snobisme ni les cuvées “créées” pour avoir une bonne note dans une dégustation, mais les vins typés, à des prix justifiés, du plus grand au plus modeste, et des hommes et des femmes passionnés.
On comprend donc pourquoi l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus du Classement, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées “spéciales” ou “vins de garage”, généralement absents du Classement). Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. En Médoc, les exemples des belles affaires sont heureusement nombreux, dans toute la gamme, de nombreux grands vins méritant largement leur prix. On le voit à Margaux comme en Saint-Estèphe, à Saint-Julien comme en Haut-Médoc. |
PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
LATOUR MOUTON-ROTHSCHILD MONTROSE CALON-SÉGUR GRAND-PUY-LACOSTE LYNCH-BAGES DESMIRAIL (RAUZAN-SÉGLA)
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DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
BÉJAC-ROMELYS* (DOMEYNE) DUPLESSIS GRAVES DE LOIRAC* LAUGA MOINES* POUJEAUX* TOUR DU GOUA (CAPDET) (PETIT BOCQ) (SÉRILHAN*) SIORAC (TOUR DES TERMES) VIEUX GADET LE BEYAN* GALAN (LABADIE*) (LAULAN-DUCOS) REVERDI (SAINT-AUBIN*) BÉHÈRÉ (CARCANNIEUX) (ESTEAU) FERRÉ LALANDE LAVILLOTTE
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CATEGORIE B
Priorité à l'élégance |
BEAUVILLAGE* BOIS DE ROC GOBINAUD GRANGES D'OR* GRANINS-GRAND-POUJEAUX GRAND BRUN PEYREDON-LAGRAVETTE LE TEMPLE* TOUR MARCILLANET HAUT-BLAIGNAN* (HAUT-DURIEZ*) LACOMBE-NOAILLAC LANESSAN LARRIVAUX* MICALET* TOUR CASTILLON (VIEUX CHÂTEAU LANDON) (LA BRANNE) DAVID (GARANCE HAUT-GRENAT) LESTAGE* (LOIRAC*) (LE REYSSE) BELLEGRAVE DU POUJEAU* LA GORRE MOULIN ROUGE* (SÉNILHAC)
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MEDOC
IMPORTANT : l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées (très) “spéciales” (ou autres “vins de garage”) qui n’ont rien à voir avec l’entité du vignoble (généralement absentes de ce Classement) Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. Comme dans l’ensemble des autres Classements, cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Il esiste également une hiérarchie interne à chaque catégorie, qui décline donc tout naturellement le Classement, les “Premiers” des Troisièmes Grands Vins Classés par exemple étant très proches de la catégorie supérieure.
Le but de ce Classement n’est donc pas de “comparer” tel ou tel cru, et encore moins telle ou telle appellation. C’est dans son appellation qu’il faut situer le Classement de tel ou tel vin, par rapport aux autres vins de sa même appellation. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire une comparaison avec tel ou tel autre. Le seul fait d’être dans ce Classement (ouvert à tous) est un gage de qualité, et le rapport qualité-prix-typicité est le seul critère retenu. Les absents le sont généralement faute d’un nombre conséquent de millésimes dégustés ou n’ont pas (encore) été sélectionnés.
Ce Classement n’est pas statique, situe tel ou tel vin par rapport à des dégustations, et est donc régulièrement réactualisé. Il ne peut et ne doit pas être confondu ni comparé avec aucun autre classement, officiel ou non, qui emploierait le terme de “cru classé” ou “grand cru” ou “grand vin” ou n’importe quel autre terme, et ne remet bien sûr pas en cause un classement officiel existant, s’il en existe.
* Peut mériter mieux dans certains millésimes. Dans toutes les catégories, le cru peut alors parvenir à la tête de la sienne, voire passer dans une catégorie supérieure.
(--) Classement relatif à l'heure actuelle, qui devrait se confirmer, dans un sens comme dans l'autre, en fonction de l’évolution des prochains millésimes.
MONTROSE : les vins en “gras” sont ceux qui montent en grade par rapport à leur Classement de 1855.
GRAND-PUY-LACOSTE : les vins en “italique” sont ceux qui conservent la même place que leur Classement de 1855 (ou pratiquement).
FONBADET : ces vins n’étaient pas présents dans le Classement de 1855 des crus classés.
Catégorie A : priorité à la puissance. Grands vins colorés, concentrés, de garde (20 ans et plus), gras, tanniques, qui n’acquièrent leur finesse, leur souplesse, que dans le temps.
Catégorie B : priorité à l’élégance. Grands vins très aromatiques, fins, plus souples, plus fondus, qui se savourent plus facilement au bout de 10 ans, mais tiennent aussi la distance.
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